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Die Teilnehmern :: Les participants :: The participants
Franziska Otzelberger
Henryk Pavel
Tristan Vostry
Sylvain Lion
Alexandra Perrigot
Régis Landreau
Camilo Arturo Jimenez Gonzalez
Magdalena Holl
Ben Sassen
Clivia Petrasch
Katja Schäfer
Daniel Caleb Thompson

Partner :: Les partenaires :: Partners

Robert Bosch Stiftung

Stadt Weimar

e-werk weimar e.V.

Bauhaus-Universität Weimar

Galerie Eigenheim, Weimar

Com'étik

le train en marche
le train en marche



Guing´art Virus, Marseille



Kontaktperson (DEUTSCH)
"Katja Schaefer" e-werkweimar[at]web[dot]de

Personne de contact (FRANCAIS)
"Franziska Otzelberger" pumare[at]laposte[dot]net

Contact Person (ENGLISH)
"Daniel Caleb Thompson" loungelab[at]gmail[dot]com

Victims of the Modern

In 2008 with the financial support of the Robert Bosch Stiftung, the interdisciplinary German-French project "Victims of the Modern" will be initiated. The project's main focus will be to explore the influence that modernist architecture has had on the lives of the people and communities that live in its creations
A German-French team of young media designers, artists, architects, sociologists, urbanists and cultural researchers will visit the people that live in the "Cité Radieuse" made by Le Corbusier in Marseille and in the "New Buildings on the Horn" (initiated by Prof. Walter Stamm-Teske) in Weimar, in order to find answers to questions regarding the extent to which the social, reform-oriented and utopian architectural ideas of the buildings' architects actually exert an influence on the people living within the buildings.

The team will look not only to the ways that the "Modern" shapes the material living conditions in the framework of living spaces, culinary habits, work and living communities in Germany and France, but also investigate the long term effects of the functionality of the buildings upon the people.
Through a combination of research, film making, art work and exhibition, the victims of the modern project will seek to explore the social environment of the residents, the utopian ideals of the architectural modernists in relation to the contemporary social realities and the success of the architectural strategies developed by Le Corbusier and The Bauhaus.

Artistic Direction: Professor Ben Sassen, Media Faculty - Bauhaus-University Weimar
Organisational Management: Katja Schäfer, e-werk weimar e.V.
Workshop Leader Germany: Prof. Ben Sassen
Workshop Leader France: Clivia Petrasch
PR: Daniel Caleb Thompson

Victime de l'époque moderne?

L'influence de l'époque moderne en Europe sur le développement des individus

Description détaillée du projet

Au cours de l'époque moderne classique, plusieurs architectes essayèrent de mettre en corrélation les besoins fonctionnels et créateurs du vingtième siècle avec des problèmes sociaux élémentaires. Aujourd'hui critiqués car souvent considérés comme "sans âme", les éléments de base, uniformes et donc reproductibles, furent à l'époque représentatifs de l'époque moderne en raison de la simplicité des formes et des façonnements abstraits qui les caractérisent si bien. Les idées défendues par les protagonistes de l'époque moderne ont déclenché de nombreuses critiques et sont en partie, jusqu'à aujourd'hui, encore controversées. Walter Gropius, connu en particulier car il fut le fondateur de la célèbre école Bauhaus, devint après la première guerre mondiale le plus important architecte d'Allemagne et Le Corbusier un des plus significatif et des plus influent architecte de France. Les matériaux utilisés sont cependant considérés comme monotones et uniformes. Qu'ont donc ces bâtiments "sans âmes" à voir avec les individus qui les habitent?

Dans le restaurant de la cité Radieuse de Marseille, au levé du soleil, sept femmes d'un certain âge, papotent tranquillement. Elles sont "typiquement" françaises: minces, soignées et élégantes. Elles ne correspondent cependant pas à l'image que l'on se fait des dames âgées. Elles n'ont en aucun cas l'air usées ou seules mais plutôt heureuses et pleines d'entrain. Est ce que cela dépend de la maison qu'elles habitent? Ou bien de la vie communautaire dans le "village", où tout est réunit sur place: Garderie, restaurant, discothèque, supermarché et librairie? Ou plutôt de la toute particulière culture de la cité, produite par le groupe, au sein duquel l'individualité est bannie? Très peu d'unités d'habitations sociales sont aussi bien réussies que l'est la cité radieuse de Le Corbusier. Une femme est née dans cette cité. Son mari tente depuis des années de l'en délocaliser pour un lieu plus idyllique. Il passe la plupart de son temps à secouer énergiquement la tête en signe de négation. Tout du moins depuis les évènements de 2005 qui ont attirés toute l'attention des médias et laissé tomber les cités sous les projecteurs et les critiques les plus acerbes: elles sont considérées comme un lieu où la subjectivité est refoulée et où il est volé aux individus la possibilité de prendre leurs propres décisions.Cette femme est-elle une "victime" de l'époque moderne, incapable de résister à la force de persuasion du groupe. Est-elle isolée du monde extérieur en raison de sa déjà longue existence dans la cité?

C'est en 1925 qu'a vu le jour un des plus ambitieux projet de l'époque moderne. Le Bauhaus fut cependant dissolu en raison de la réticence des conservateurs. Seule la "Musterhaus am Horn" put, dans le cadre d'une exposition sur le Bauhaus en 1923, être développée, suivant l'idée de la création d'une communauté pour les personnes faisant partie du mouvement Bauhaus. Le but de cette communauté était d'assurer des conditions de vie nécessaires pour répondre aux besoins de la vie de tous les jours, d'encourager le développement du travail et d'un habitat moderne ainsi que d'habiliter les ateliers en fournissant une sphère de travail orientée sur le côté pratique.

En 1996 le lancement du projet "neues bauen am Horn", "de nouvelles constructions am Horn" permit le développement d'un quartier dans la ville de Weimar issu de l'ancienne communauté Bauhaus qui avait à l'époque échoué. Cette nouvelle communauté située "am Horn", est cependant vouée à choquer, car elle rappelle dès le premier coup d'œil de vieux préjugés: un cube avec un toit plat, ce ne peut être que le Bauhaus. Cela signifie pour beaucoup des toits perméables et correspond au sentiment d'une avant-garde forcée, qui n'existe plus depuis longtemps déjà. Une sorte de Ghetto moderne pour les gens beaux et riches? De cette façon-là ou d'une autre le ressentiment à l'encontre du Bauhaus de l'époque moderne s'est cimenté. Ici même, à Weimar, dans le quartier surplombant la ville, "am Horn", est offerte à tous les passants la possibilité de se pencher sur les nouveaux principes du Bauhaus et de se poser la question: comment souhaitons-nous vivre aujourd'hui?

Une équipe franco germano de jeunes artistes, architectes, sociologues, urbanistes et chercheurs iront à la rencontre des personnes qui vivent aujourd'hui dans la cité radieuse de Marseille et dans les nouvelles constructions "am Horn". Ils cherchent par là à découvrir si les idées sociales, architecturales à la fois utopistes et réformatrices ont une influence sur les individus qui peuplent ces grands ensembles. Sont-ils les gagnants ou les victimes de l'époque moderne? L'équipe étudie les influences de l'époque moderne sur les conditions matérielles de vie portant sur l'habitat, l'alimentation, le travail et la communauté de vie en Allemagne et en France, ainsi que l'influence durable de la fonctionnalité des bâtiments sur les individus. Elle développe des concepts pour permettre aux individus de répondre à ce questionnement, un concept pour le tournage et la direction de l'enregistrement, elle se penchera sur les idées des architectes de l'époque moderne, étudiera ses concepts architecturaux, comparera les utopies de l'époque avec les réalités d'aujourd'hui, analysera les plans des villes en fonction des courants politiques et sociaux ainsi qu'en fonction des évènements historiques et mettra en exergue les différences culturelles. Différents sujets seront traités en détails: le contexte social des habitants, les différents systèmes scolaires et façons d'enseigner, les champs de travail des personnes en activités, la vie courante des personnes sans emploi, le temps libre et les passe temps. Les familles seraient-elles prêtent à participer à cette expérience unique et éventuellement à participer à un échange de famille? Pourraient-elles se faire à l'idée de partir vivre pendant deux semaines dans un autre pays, ce qui impliquerait l'envoi de leurs propres enfants dans l'école du pays, reprendre le travail du père ou/et de la mère de famille? Si oui, à quelles conditions? Quels concepts devraient être développés et mis en œuvre pour un tel projet?

Direction Artistique: Professor Ben Sassen, Media Faculty - Bauhaus-University Weimar
Direction de Projet: Katja Schäfer, e-werk weimar e.V.
Atelier Allemagne: Prof. Ben Sassen
Atelier France: Clivia Petrasch
PR: Daniel Thompson

Opfer der Moderne?

In der Klassischen Moderne versuchten Architekten die funktionalen und gestalterischen Anforderungen des 20. Jahrhunderts mit den elementaren sozialen Problemen zu verknüpfen. Die reproduzierbaren uniformen Grundelemente, die heute häufig als „seelenlos“ kritisiert werden, waren dabei durchaus im Sinne der auf Einfachheit der Formen und abstrakte Formgebung setzenden Moderne. Die Ideen der Protagonisten der Moderne lösten Kontroversen aus und sind teilweise bis heute umstritten. Walter Gropius, den man vor allem als Gründer der renommierten Bauhaus-Schule kennt, wurde nach dem Ersten Weltkrieg der wichtigste Architekt Deutschlands, Le Corbusier einer der bedeutendsten und einflussreichsten Architekten Frankreichs. Materielle Zweckorientierung wird jedoch als monoton und uniform wahrgenommen. Was machen diese „seelenlosen“ Gebäude mit Menschen, die in ihnen leben?

Im Restaurant der Cité Radieuse in Marseille besprechen am frühen Morgen sieben ältere Damen eine gemeinsame Veranstaltung. Sie sind „typisch“ französisch: schlank, elegant und gepflegt. Aber sie entsprechen nicht dem Typus der älteren Dame. Sie wirken kein bisschen vergrämt, zermürbt oder einsam sondern fröhlich und unternehmenslustig. Liegt das am Haus, das sie bewohnen? An der sozialen Gemeinschaft im „Dorf“, das alles in sich birgt: Kindergarten, Restaurant, Club, Einkaufs- und Bücherläden? An der spezifischen Cité-Kultur, die Gruppenmenschen erzeugt, in der Individualität verpönt ist? Kaum eines der großen Ensembles sozialer Wohneinheiten ist so gelungen wie Le Corbusiers Cité Radieuse. Eine der Damen wurde in der Cité geboren. Seit Jahren versucht ihr Mann sie fort zu locken. Immer erntet er energisches verneinendes Kopfschütteln. Spätestens seit den Banlieue-Ausschreitungen 2005 sind die Cités ins Scheinwerferlicht der Kritik geraten: als Orte der unterdrückten Subjektivität, in der das Individuum der konkreten Möglichkeit beraubt ist, eigene Entscheidungen zu treffen. Ist die Dame ein „Opfer“ der Moderne, nicht fähig, sich dem Gruppenzwang zu widersetzen, abgekapselt von der Außenwelt durch jahrelanges Leben in der Cité?

1925 bricht eines der ambitioniertesten Projekte der Moderne abrupt ab. Das Bauhaus wird von konservativen Kräften aus Weimar vertrieben. Nur das „Musterhaus am Horn“ konnte, anlässlich der Bauhaus-Ausstellung 1923, als Prototyp der Idee einer Siedlung für die Angehörigen des Bauhauses verwirklicht werden, welche die materiellen Lebensbedingungen bezüglich Wohnraum und Ernährung sichern, die angestrebte Arbeits- und Lebensgemeinschaft fördern und den Werkstätten ein praxisbezogenes Wirkungsfeld erschließen wollte. Im Jahr 1996 begann mit dem Projekt „neues bauen am horn“ die Entwicklung eines Stadtquartiers in Weimar vor dem historischen Hintergrund der gescheiterten Bauhaussiedlung. Die neue Siedlung am Horn eckt schon deshalb an, weil sie auf den ersten Blick alte Vorurteile bedient: Würfel mit Flachdach, das kann nur Bauhaus sein. Das bedeutet undichte Dächer und entspricht dem Lebensgefühl einer forcierten Avantgarde, die es längst nicht mehr gibt. Ein modernes Ghetto für die Schönen und Reichen? So oder so ähnlich hat sich das Ressentiment gegen die Bauhaus-Moderne zementiert. Doch hier am Horn bekommt man die einmalige Chance, sich an Ort und Stelle mit den Prinzipien des Neuen Bauens auseinanderzusetzen, um dann die Frage zu stellen: Wie wollen wir heute wohnen?

Ein deutsch-französisches Team junger Mediengestalter, Architekten, Soziologen und Urbanisten besucht die Menschen, die heute in der Cité Radieuse und im „neuen Bauen am Horn“ leben, um der Frage nachzugehen, ob die sozialen, reformerischen, utopistischen Architekturideen einen Einfluss auf die Men-schen haben, die hier leben. Sind sie Gewinner oder Opfer der Moderne? Das Team untersucht die Einflüsse der Moderene auf die materiellen Lebensbedingungen bezüglich Wohnraum, Ernährung, Arbeits- und Lebensgemeinschaft in Deutschland und Frankreich, sowie den nachhaltigen Einfluss der Funktionalität der Gebäude auf die Menschen. Es entwickelt Konzeptionen für die Fragestellungen, die an die Menschen gerichtet werden sollen, ein Konzept für die Aufnahmeleitung und die Dreharbeiten, es wird sich mit den Architekten der Moderne auseinandersetzen, deren architektonischen Konzepte studieren, die Utopien mit den heutigen Vorstellungen vergleichen, die Stadtplanungen im Kontext der gesellschaftlichen und politischen Systeme und vor den geschichtlichen Hintergründen studieren, kulturelle Unterschiede beleuchten. Es wird das soziale Umfeld der Bewohner erforschen, sich mit den unterschiedlichen Schulformen und Lernkonzepten ihrer Kinder auseinandersetzen, den Arbeitsfeldern der erwerbstätigen Bewohner sowie mit dem Alltag der Erwerbslosen, ihrer Freizeitbeschäftigungen, ihren Hobbies. Wären die Familien bereit, an einem Selbsterfahrungsversuch teilzunehmen und möglicherweise einen Familientausch durchzuführen? Könnten sie sich vorstellen, mit den Kindern für ein Experiment zur Verfügung zu stehen, in dem sie für zwei Wochen in einer Wohnung in einem anderen Land leben, ihre Kinder dort zur Schule schicken, selbst die Arbeit eines anderen Familienvaters/einer Familienmutter zu übernehmen? Wenn ja, unter welchen Umständen? Welche Konzepte müssten für ein solches Experiment entwickelt und vorbereitet werden?

Künstlerische Leitung: Professor Ben Sassen, Media Faculty - Bauhaus-Universität Weimar
Projektmanagement: Katja Schäfer, e-werk weimar e.V.
Workshopleitung Deutschland: Prof. Ben Sassen
Workshopleitung Frankreich: Clivia Petrasch
PR: Daniel Caleb Thompson

The women were taken for granted.
Weimar
The women were given furniture for their babies.
Marseille